Jean-Marc Müller, 62 ans et collaborateur Spontis depuis 2012, fait le point sur son activité au sein de l’entreprise avant son départ le 6 novembre prochain.

C’est un parcours riche en expériences qui a mené Jean-Marc Müller à intégrer la plateforme d’achat et de logistique de matériel électrique situé à Avenches. Sa première formation est un apprentissage à Fribourg pour devenir chauffagiste, puis il entre à l’École des recrues. En 1976, il connait la crise et une courte période de chômage avant de se faire engager par le garage de Chouvey où il travaille comme peintre de voiture de 1976 à 1981. À cette expérience succède le passage du permis poids lourd, un emploi à la maison Marchand pendant deux ans et demi et un emploi de chauffeur magasinier CFF pour le transport des marchandises à la gare de Fribourg. En 1992, après la naissance de ses deux filles, il intègre le département Logistique de Groupe E. Il reste fidèle à l’entreprise pendant 20 ans avant que celle-ci ne se sépare de la Logistique. Jean-Marc Müller est redirigé vers Spontis au moment de sa création en 2012. Il y effectue les livraisons pendant un an et demi jusqu’à ce que Zumwald prenne le relais du transport. À cette occasion, il se fait former aux câbles qu’il gère maintenant depuis plus de quatre ans. « En entrant chez Spontis, j’ai eu la chance de recevoir plusieurs formations : on m’a formé aux palans pour déplacer et monter les composants lourds, à la gestion de l’arrivage de marchandises et aux câbles. C’est une vraie plus-value pour moi », confie le collaborateur logistique.

Aujourd’hui, l’activité quotidienne du collaborateur est partagée entre la gestion du stock de bobines de câbles électriques, la préparation des commandes de câbles, le retour des bobines aux fournisseurs et le montage des kits de produits finis préparés en amont de la demande des clients. Le montage d’un kit peut prendre cinq minutes ou une demi-heure et rythme les journées. Que ce soit pour la préparation des commandes de câble ou pour la réalisation des kits, toute action est informatisée et répertoriée minutieusement.

À la réception d’une commande, il faut se référer à la bobine correspondante. « Trouver son emplacement peut déjà prendre un certain temps, fait remarquer Jean-Marc. Cela ne me pose pas de problème, je connais parfaitement le stock, mais un jeune collaborateur doit trouver la bonne référence parmi les câbles de lignes moyenne tension (18 000 V), de lignes basse tension (400 V), les câbles en cuivre, en aluminium, les câbles pour la fibre optique, les câbles coaxiaux, les câbles pur cuivre pour les lignes haute-tension et bien d’autres. C’est une habitude à prendre. ». Des gerbeurs, palans ou élévateurs à contre-poids peuvent s’avérer nécessaires au transport des bobines au sein de l’entrepôt. La bobine étiquetée avec sa référence produit et la longueur de câble qu’elle contient est scannée. Le câble prélevé est enroulé sur une nouvelle bobine et protégé à ses extrémités afin d’éviter d’éventuelles dégradations dues à la présence d’eau ou à l’introduction de bêtes entre l’âme et la gaine. La bobine livrable est labellisée manuellement et informatiquement avant son départ chez le partenaire.

Les services spécifiques relatifs aux câbles et adaptés aux besoins des chantiers et des clients sont aussi gérés par Jean-Marc. Romande Energie travaille avec des châssis pour tirer les câbles des bobines directement depuis les camions quand les autres distributeurs d’électricité travaillent avec des vérins mis à terre. D’autres composants : des tubes articulés, droits, ou fendus disposés sous terre et dans lesquels on glisse les câbles sont nécessaires aux chantiers. Livrer les câbles avec les outils de mise en œuvre désirés par les partenaires fait partie des services proposés par Spontis. Jean-Marc Müller s’apprête à quitter Spontis après six années d’évolution dans l’entreprise. « L’ambiance me manquera, c’est sûr. On forme une bonne équipe, confie-t-il. Je suis respecté par les jeunes que je forme et ils m’apprennent beaucoup aussi. Thomas, par exemple, est doué en informatique. Il m’a montré ce qui n’était pas évident pour moi dans ce domaine. C’est l’esprit de notre équipe. »